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28. Saccavibhaṅgasuttaṁ

Evaṁ me sutaṁ—Ainsi ai-je entendu.

ekaṁ samayaṁ bhagavā bārāṇasiyaṁ viharati isipatane migadāye. A un moment, le Bouddha était près de Varanasi, dans le Parc des cerfs à Isipatana.

Tatra kho bhagavā bhikkhū āmantesi: Là le Bouddha s'adressa à la communauté,

“bhikkhavo”ti. « Moines, moniales ! »

“Bhadante”ti te bhikkhū bhagavato paccassosuṁ. « Vénérable Maître », répondirent-ils.

Bhagavā etadavoca: Le Bouddha dit ceci :

“Tathāgatena, bhikkhave, arahatā sammāsambuddhena bārāṇasiyaṁ isipatane migadāye anuttaraṁ dhammacakkaṁ pavattitaṁ appaṭivattiyaṁ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṁ, yadidaṁ—« Près de Varanasi, dans le Parc des cerfs à Isipatana, le Réalisé, le Perfectionné, le Bouddha entièrement Eveillé a mis en mouvement la Roue suprême du Dhamma. Et cette roue ne peut pas être renversée par aucun ascète ou brahmane ou dieu ou démon ou divinité ou quiconque dans le monde.

catunnaṁ ariyasaccānaṁ ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ. C'est enseigner, préconiser, établir, clarifier, analyser et révéler les quatre noble vérités.

Katamesaṁ catunnaṁ? Quelles sont ces quatre?

Dukkhassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhasamudayassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhanirodhassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhanirodhagāminiyā paṭipadāya ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ. Les nobles vérités de la souffrance, l'origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et la pratique qui mène à la cessation de la souffrance.

Tathāgatena, bhikkhave, arahatā sammāsambuddhena bārāṇasiyaṁ isipatane migadāye anuttaraṁ dhammacakkaṁ pavattitaṁ appaṭivattiyaṁ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṁ, yadidaṁ—Près de Varanasi, dans le Parc des cerfs à Isipatana, le Réalisé, le Perfectionné, le Bouddha entièrement Eveillé a mis en mouvement la Roue suprême du Dhamma. Et cette roue ne peut pas être renversée par aucun ascète ou brahmane ou dieu ou démon ou divinité ou quiconque dans le monde.

imesaṁ catunnaṁ ariyasaccānaṁ ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ. C'est enseigner, préconiser, établir, clarifier, analyser et révéler les quatre noble vérités.

Sevatha, bhikkhave, sāriputtamoggallāne; Moines, moniales, vous devez cultiver l'amitié avec Sariputta and Moggallana.

bhajatha, bhikkhave, sāriputtamoggallāne. Vous devez chercher la compagnie de Sariputta and Moggallana.

Paṇḍitā bhikkhū anuggāhakā sabrahmacārīnaṁ. Ils sont adroits, et soutiennent leurs amis spirituels.

Seyyathāpi, bhikkhave, janetā, evaṁ sāriputto; Sariputta est comme quelqu'un qui donne naissance,

seyyathāpi jātassa āpādetā, evaṁ moggallāno. tandis que Moggallana est comme quelqu'un qui élève l'enfant.

Sāriputto, bhikkhave, sotāpattiphale vineti, moggallāno uttamatthe. Sariputta guide les gens jusqu'au fruit de l'entrée dans le courant, Moggallana jusqu'au but ultime.

Sāriputto, bhikkhave, pahoti cattāri ariyasaccāni vitthārena ācikkhituṁ desetuṁ paññāpetuṁ paṭṭhapetuṁ vivarituṁ vibhajituṁ uttānīkātun”ti. Sariputta est capable d'expliquer, d'enseigner, d'affirmer, d'établir, de clarifier, d'analyser et de révéler les quatre nobles vérités dans les détails. »

Idamavoca bhagavā. C'est ce que le Bouddha dit.

Idaṁ vatvāna sugato uṭṭhāyāsanā vihāraṁ pāvisi. Quand il eut parlé, l'Etre Accompli se leva de sa place et entra dans son logement.

Tatra kho āyasmā sāriputto acirapakkantassa bhagavato bhikkhū āmantesi: Puis peu après le départ du Bouddha, Vénérable Sariputta dit aux moines et moniales,

“āvuso bhikkhave”ti. « Révérends, moines, moniales ! »

“Āvuso”ti kho te bhikkhū āyasmato sāriputtassa paccassosuṁ. « Révérend », ils répondirent.

Āyasmā sāriputto etadavoca: Sariputta dit ceci :

“Tathāgatena, āvuso, arahatā sammāsambuddhena bārāṇasiyaṁ isipatane migadāye anuttaraṁ dhammacakkaṁ pavattitaṁ appaṭivattiyaṁ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṁ, yadidaṁ—« Près de Varanasi, dans le Parc des cerfs à Isipatana, le Réalisé, le Perfectionné, le Bouddha entièrement Eveillé a mis en mouvement la Roue suprême du Dhamma. Et cette roue ne peut pas être renversée par aucun ascète ou brahmane ou dieu ou démon ou divinité ou quiconque dans le monde.

catunnaṁ ariyasaccānaṁ ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ. C'est enseigner, préconiser, établir, clarifier, analyser et révéler les quatre noble vérités.

Katamesaṁ catunnaṁ? Quelles sont ces quatre ?

Dukkhassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhasamudayassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhanirodhassa ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ, dukkhanirodhagāminiyā paṭipadāya ariyasaccassa ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkammaṁ. Les nobles vérités de la souffrance, l'origine de la souffrance, la cessation de la souffrance, et la pratique qui mène à la cessation de la souffrance.

Katamañcāvuso, dukkhaṁ ariyasaccaṁ? Et quelle est la noble vérité de la souffrance ?

Jātipi dukkhā, jarāpi dukkhā, maraṇampi dukkhaṁ, sokaparidevadukkhadomanassupāyāsāpi dukkhā, yampicchaṁ na labhati tampi dukkhaṁ; saṅkhittena pañcupādānakkhandhā dukkhā. La renaissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la mort est souffrance ; le chagrin, la plainte, la douleur, la tristesse et la détresse sont des souffrances ; ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. En bref, les cinq aggrégats qui composent l'existence et accrochent sont des souffrances.

Katamā cāvuso, jāti? Et qu'est-ce que la renaissance ?

Yā tesaṁ tesaṁ sattānaṁ tamhi tamhi sattanikāye jāti sañjāti okkanti abhinibbatti khandhānaṁ pātubhāvo āyatanānaṁ paṭilābho, La renaissance, le commencement, la conception, la régénération, la manifestation des aggrégats et l'acquisition des champs sensoriels des divers êtres sensibles dans les diverses sphères des êtres sensibles.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘jāti’. Cela s'appelle la renaissance.

Katamā cāvuso, jarā? Et qu'est-ce que la vieillesse ?

Yā tesaṁ tesaṁ sattānaṁ tamhi tamhi sattanikāye jarā jīraṇatā khaṇḍiccaṁ pāliccaṁ valittacatā āyuno saṁhāni indriyānaṁ paripāko, La vieillesse, la décrépitude, les dents cassées, les cheveux gris, la peau ridée, la vitalité amoindrie, et le déclin des facultés des divers êtres sensibles dans les divers ordres des êtres sensibles.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘jarā’. Cela s'appelle la vieillesse.

Katamañcāvuso, maraṇaṁ? Et qu'est-ce que la mort ?

Yā tesaṁ tesaṁ sattānaṁ tamhā tamhā sattanikāyā cuti cavanatā bhedo antaradhānaṁ maccu maraṇaṁ kālaṅkiriyā khandhānaṁ bhedo kaḷevarassa nikkhepo jīvitindriyassupacchedo, Le décès, le trépassement, la désintégration, la disparition, la mortalité, la mort, le trépas, l'écroulement des aggrégats, le dépôt du cadavre, et la coupure de la faculté de vie des divers êtres sensibles dans les divers ordres des êtres sensibles.

idaṁ vuccatāvuso: ‘maraṇaṁ’. Cela s'appelle la mort.

Katamo cāvuso, soko? Et qu'est-ce que le chagrin ?

Yo kho, āvuso, aññataraññatarena byasanena samannāgatassa aññataraññatarena dukkhadhammena phuṭṭhassa soko socanā socitattaṁ antosoko antoparisoko, Le chagrin, l'affliction, être endeuillé, être consterné, le profond abattement intérieur chez quelqu'un qui a subi un malheur, qui fait l'expérience de la souffrance.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘soko’. Cela s'appelle le chagrin.

Katamo cāvuso, paridevo? Et qu'est-ce que la plainte ?

Yo kho, āvuso, aññataraññatarena byasanena samannāgatassa aññataraññatarena dukkhadhammena phuṭṭhassa ādevo paridevo ādevanā paridevanā ādevitattaṁ paridevitattaṁ, La lamentation, se plaindre, geindre, se lamenter, l'état de pleurer et de récriminer chez quelqu'un qui a subi un malheur, qui fait l'expérience de la souffrance.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘paridevo’. Cela s'appelle la plainte.

Katamañcāvuso, dukkhaṁ? Et qu'est-ce que la douleur ?

Yaṁ kho, āvuso, kāyikaṁ dukkhaṁ kāyikaṁ asātaṁ kāyasamphassajaṁ dukkhaṁ asātaṁ vedayitaṁ, La douleur physique, le désagrément corporel, la sensation douloureuse et désagréable qui naît du contact physique.

idaṁ vuccatāvuso: ‘dukkhaṁ’. Cela s'appelle la douleur.

Katamañcāvuso, domanassaṁ? Et qu'est-ce que la tristesse ?

Yaṁ kho, āvuso, cetasikaṁ dukkhaṁ cetasikaṁ asātaṁ manosamphassajaṁ dukkhaṁ asātaṁ vedayitaṁ, La douleur mentale, le mécontentement mental, la sensation douloureuse et désagréable qui naît du contact de l'esprit.

idaṁ vuccatāvuso: ‘domanassaṁ’. Cela s'appelle la tristesse.

Katamo cāvuso, upāyāso? Et qu'est-ce que la détresse ?

Yo kho, āvuso, aññataraññatarena byasanena samannāgatassa aññataraññatarena dukkhadhammena phuṭṭhassa āyāso upāyāso āyāsitattaṁ upāyāsitattaṁ, Le stress, la détresse, l'état de stress et de détresse chez quelqu'un qui a subi un malheur, qui fait l'expérience de la souffrance.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘upāyāso’. Cela s'appelle la détresse.

Katamañcāvuso, yampicchaṁ na labhati tampi dukkhaṁ? Et qu'est-ce que ‘ ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance ’ ?

Jātidhammānaṁ, āvuso, sattānaṁ evaṁ icchā uppajjati: Chez les êtres sensibles qui sont assujettis à renaître, un tel voeu émerge :

‘aho vata mayaṁ na jātidhammā assāma; na ca vata no jāti āgaccheyyā’ti. ‘ Oh, si seulement nous n'étions pas assujettis à renaître ! Si seulement la renaissance pouvait ne pas venir pas à nous ! ’

Na kho panetaṁ icchāya pattabbaṁ. Mais vous ne pouvez pas obtenir cela en formulant un voeu.

Idampi: ‘yampicchaṁ na labhati tampi dukkhaṁ’. Ceci est : ‘ ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance ’.

Jarādhammānaṁ āvuso sattānaṁ evaṁ icchā uppajjati:

“Aho vata mayaṁ na jarādhammā assāma,

na ca vata no jarā āgaccheyyā!” ti

Na kho panetaṁ icchāya pattabbaṁ:

idaṁ pi yam-picchaṁ na labhati tam-pi dukkhaṁ.

Vyādhidhammānaṁ āvuso sattānaṁ evaṁ icchā uppajjati:

“Aho vata mayaṁ na vyādhidhammā assāma,

na ca vata no vyādhi āgaccheyyā!” ti

Na kho panetaṁ icchāya pattabbaṁ:

idaṁ pi yam-picchaṁ na labhati tam-pi dukkhaṁ.

Maraṇadhammānaṁ āvuso sattānaṁ evaṁ icchā uppajjati:

“Aho vata mayaṁ na maraṇadhammā assāma,

na ca vata no maraṇaṁ āgaccheyyā!” ti

Na kho panetaṁ icchāya pattabbaṁ:

idaṁ pi yam-picchaṁ na labhati tam-pi dukkhaṁ.

sokaparidevadukkhadomanassupāyāsadhammānaṁ, āvuso, sattānaṁ evaṁ icchā uppajjati: à faire l'expérience du chagrin, de la plainte, de la douleur, de la tristesse et de la détresse, un tel voeu émerge :

‘aho vata mayaṁ na sokaparidevadukkhadomanassupāyāsadhammā assāma; na ca vata no sokaparidevadukkhadomanassupāyāsā āgaccheyyun’ti. ‘ Oh, si seulement nous n'étions pas assujettis à faire l'expérience du chagrin, de la plainte, de la douleur, de la tristesse et de la détresse ! Si seulement le chagrin, la plainte, la douleur, la tristesse et la détresse pouvaient ne pas venir pas à nous ! ’

Na kho panetaṁ icchāya pattabbaṁ. Mais vous ne pouvez pas obtenir cela en formulant un voeu.

Idampi: ‘yampicchaṁ na labhati tampi dukkhaṁ’. Ceci est : ‘ ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance ’.

Katame cāvuso, saṅkhittena pañcupādānakkhandhā dukkhā? Et qu'est-ce que ‘ en bref, les cinq aggrégats qui composent l'existence et accrochent sont des souffrances ’ ?

Seyyathidaṁ—rūpupādānakkhandho, vedanupādānakkhandho, saññupādānakkhandho, saṅkhārupādānakkhandho, viññāṇupādānakkhandho. Ce sont les aggrégats qui composent l'existence et accrochent qui sont constitués du corps, de la sensation, de la perception, des choix et de la conscience.

Ime vuccantāvuso: ‘saṅkhittena pañcupādānakkhandhā dukkhā’. Cela s'appelle ‘ en bref, les cinq aggrégats qui composent l'existence et accrochent sont des souffrances ’.

Idaṁ vuccatāvuso: ‘dukkhaṁ ariyasaccaṁ’. Cela s'appelle la noble vérité de la souffrance.

Katamañcāvuso, dukkhasamudayaṁ ariyasaccaṁ? Et qu'est-ce que la noble vérité de l'origine de la souffrance ?

Yāyaṁ taṇhā ponobbhavikā nandīrāgasahagatā tatratatrābhinandinī, seyyathidaṁ—C'est le désir qui mène à des vies futures, mêlé au plaisir et à l'avidité, se délectant çà et là partout où il se pose. C'est-à-dire,

kāmataṇhā bhavataṇhā vibhavataṇhā, le désir pour les plaisirs sensuels, le désir de continuer l'existence, et le désir pour la non-existence.

idaṁ vuccatāvuso: ‘dukkhasamudayaṁ ariyasaccaṁ’. Cela s'appelle la noble vérité de l'origine de la souffrance.

Katamañcāvuso, dukkhanirodhaṁ ariyasaccaṁ? Et qu'est-ce que la noble vérité de la cessation de la souffrance ?

Yo tassāyeva taṇhāya asesavirāganirodho cāgo paṭinissaggo mutti anālayo, C'est l'estompement et la cessation de ce même désir sans aucun résidu qui subsiste ; en l'abandonnant, en le laissant partir, en le lâchant, et en ne s'y accrochant pas.

idaṁ vuccatāvuso: ‘dukkhanirodhaṁ ariyasaccaṁ’. Cela s'appelle la noble vérité de la cessation de la souffrance.

Katamañcāvuso, dukkhanirodhagāminī paṭipadā ariyasaccaṁ? Et qu'est-ce que la noble vérité de la pratique qui mène à la cessation de la souffrance ?

Ayameva ariyo aṭṭhaṅgiko maggo, seyyathidaṁ—C'est simplement ce noble chemin octuple, qui est :

sammādiṭṭhi, sammāsaṅkappo, sammāvācā, sammākammanto, sammāājīvo, sammāvāyāmo, sammāsati, sammāsamādhi. la vision correcte, l'intention correcte, la parole correcte, l'action correcte, le mode de vie correct, l'effort correct, la méditation correcte, et l'immersion correcte.

Katamā cāvuso, sammādiṭṭhi? Et qu'est-ce que la vision correcte ?

Yaṁ kho, āvuso, dukkhe ñāṇaṁ, dukkhasamudaye ñāṇaṁ, dukkhanirodhe ñāṇaṁ, dukkhanirodhagāminiyā paṭipadāya ñāṇaṁ, Connaître sur la souffrance, l'origine de la souffrance, la cessation de la souffrance, et la pratique qui mène à la cessation de la souffrance.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammādiṭṭhi’. Cela s'appelle la vision correcte.

Katamo cāvuso, sammāsaṅkappo? Et qu'est-ce que l'intention correcte ?

Nekkhammasaṅkappo, abyāpādasaṅkappo, avihiṁsāsaṅkappo, Les intentions de renonciation, de bienveillance, et de non-cruauté.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāsaṅkappo’. Cela s'appelle l'intention correcte.

Katamā cāvuso, sammāvācā? Et qu'est-ce que la parole correcte ?

Musāvādā veramaṇī, pisuṇāya vācāya veramaṇī, pharusāya vācāya veramaṇī, samphappalāpā veramaṇī, S'abstenir de mentir, s'abstenir de calomnier, s'abstenir de parler grossièrement et s'abstenir de colporter des ragots.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāvācā’. Cela s'appelle la parole correcte.

Katamo cāvuso, sammākammanto? Et qu'est-ce que l'action correcte ?

Pāṇātipātā veramaṇī, adinnādānā veramaṇī, kāmesumicchācārā veramaṇī, S'abstenir de tuer des créatures vivantes, s'abstenir de voler, et s'abstenir d'avoir de mauvaises conduites sexuelles.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammākammanto’. Cela s'appelle l'action correcte.

Katamo cāvuso, sammāājīvo? Et qu'est-ce que le mode de vie correct ?

Idhāvuso, ariyasāvako micchāājīvaṁ pahāya sammāājīvena jīvikaṁ kappeti, C'est quand un noble disciple abandonne un mauvais mode de vie et gagne sa vie par un mode de vie correct.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāājīvo’. Cela s'appelle le mode de vie correct.

Katamo cāvuso, sammāvāyāmo? Et qu'est-ce que l'effort correct ?

Idhāvuso, bhikkhu anuppannānaṁ pāpakānaṁ akusalānaṁ dhammānaṁ anuppādāya chandaṁ janeti vāyamati vīriyaṁ ārabhati cittaṁ paggaṇhāti padahati, C'est quand un moine ou une nonne génère de l'enthousiasme, tente, fait un effort, entraîne l'esprit, et s'efforce à ce que les qualités mauvaises et malhabiles n'apparaissent pas.

uppannānaṁ pāpakānaṁ akusalānaṁ dhammānaṁ pahānāya chandaṁ janeti vāyamati vīriyaṁ ārabhati cittaṁ paggaṇhāti padahati, Ils génèrent de l'enthousiasme, tentent, font un effort, entraînent l'esprit, et s'efforcent à ce que les qualités mauvaises et malhabiles qui sont apparues soient abandonnées.

anuppannānaṁ kusalānaṁ dhammānaṁ uppādāya chandaṁ janeti vāyamati vīriyaṁ ārabhati cittaṁ paggaṇhāti padahati, Ils génèrent de l'enthousiasme, tentent, font un effort, entraînent l'esprit, et s'efforcent à ce que les qualités habiles apparaissent.

uppannānaṁ kusalānaṁ dhammānaṁ ṭhitiyā asammosāya bhiyyobhāvāya vepullāya bhāvanāya pāripūriyā chandaṁ janeti vāyamati vīriyaṁ ārabhati cittaṁ paggaṇhāti padahati, Ils génèrent de l'enthousiasme, tentent, font un effort, entraînent l'esprit, et s'efforcent à ce que les qualités habiles qui sont apparues restent, qu'elles ne soient pas perdues, mais qu'elles croissent, arrivent à maturité et soient entièrement développées.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāvāyāmo’. Cela s'appelle l'effort correct.

Katamā cāvuso, sammāsati? Et qu'est-ce que la méditation correcte ?

Idhāvuso, bhikkhu kāye kāyānupassī viharati ātāpī sampajāno satimā vineyya loke abhijjhādomanassaṁ. C'est quand un moine ou une nonne médite en observant un aspect du corps ; avec diligence, attention, et en pleine conscience, sans plus aucun désir ni aversion pour le monde.

Vedanāsu vedanānupassī viharati,

ātāpī, sampajāno, satimā, vineyya loke abhijjhādomanassaṁ.

Citte cittānupassī viharati,

ātāpī, sampajāno, satimā, vineyya loke abhijjhādomanassaṁ.

dhammesu dhammānupassī viharati ātāpī sampajāno satimā vineyya loke abhijjhādomanassaṁ, Ils méditent en observant un aspect des principes ; avec diligence, attention, et en pleine conscience, sans plus aucun désir ni aversion pour le monde.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāsati’. Cela s'appelle la méditation correcte.

Katamo cāvuso, sammāsamādhi? Et qu'est-ce que l'immersion correcte ?

Idhāvuso, bhikkhu vivicceva kāmehi vivicca akusalehi dhammehi savitakkaṁ savicāraṁ vivekajaṁ pītisukhaṁ paṭhamaṁ jhānaṁ upasampajja viharati, C'est quand une personne monastique, bien isolée des plaisirs sensuels, isolée des qualités malhabiles, entre et demeure dans la première absorption, qui a l'extase et la félicité nées de l'isolement, tout en plaçant l'esprit et en le gardant connecté.

vitakkavicārānaṁ vūpasamā ajjhattaṁ sampasādanaṁ cetaso ekodibhāvaṁ avitakkaṁ avicāraṁ samādhijaṁ pītisukhaṁ dutiyaṁ jhānaṁ upasampajja viharati, Quand le fait de placer l'esprit et le garder connecté est rendu immobile, elle entre et demeure dans la deuxième absorption, qui a l'extase et la félicité nées de l'immersion, avec une clarté interne et unification de l'esprit, sans placer l'esprit et le garder connecté.

Pītiyā ca virāgā upekkhako ca viharati,

sato ca sampajāno, sukhaṁ ca kāyena paṭisaṁvedeti,

yan-taṁ Ariyā ācikkhanti: “Upekkhako satimā sukhavihārī” ti,

tatiyaṁ jhānaṁ upasampajja viharati.

catutthaṁ jhānaṁ upasampajja viharati, Avec l'abandon du plaisir et de la douleur et la disparition de joie et tristesse antérieures, elle entre et demeure dans la quatrième absorption, sans plaisir ou douleur, avec pure équanimité et pleine conscience.

ayaṁ vuccatāvuso: ‘sammāsamādhi’. Cela s'appelle l'immersion correcte.

Idaṁ vuccatāvuso: ‘dukkhanirodhagāminī paṭipadā ariyasaccaṁ’. Cela s'appelle la noble vérité de la pratique qui mène à la cessation de la souffrance.

Tathāgatenāvuso, arahatā sammāsambuddhena bārāṇasiyaṁ isipatane migadāye anuttaraṁ dhammacakkaṁ pavattitaṁ appaṭivattiyaṁ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṁ, yadidaṁ—Près de Varanasi, dans le Parc des cerfs à Isipatana, le Réalisé, le Perfectionné, le Bouddha entièrement Eveillé a mis en mouvement la Roue suprême du Dhamma. Et cette roue ne peut pas être renversée par aucun ascète ou brahmane ou dieu ou démon ou divinité ou quiconque dans le monde.

imesaṁ catunnaṁ ariyasaccānaṁ ācikkhanā desanā paññāpanā paṭṭhapanā vivaraṇā vibhajanā uttānīkamman”ti. C'est enseigner, préconiser, établir, clarifier, analyser et révéler les quatre noble vérités. »

Idamavoca āyasmā sāriputto. Cela est ce que Vénérable Sariputta dit.

Attamanā te bhikkhū āyasmato sāriputtassa bhāsitaṁ abhinandunti. Satisfaites, les personnes monastiques approuvèrent ce que dit Sariputta.

Niṭṭhitāni Atirekāni Sattasuttāni
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