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Aṅguttara Nikāya 8.6 Discours numérotés 8.6

1. Mettāvagga 1. Bienveillance

Dutiyalokadhammasutta Les conditions du monde (2ème)

“Aṭṭhime, bhikkhave, lokadhammā lokaṁ anuparivattanti, loko ca aṭṭha lokadhamme anuparivattati. « Moines et nonnes, les huit conditions du monde tournent autour du monde, et le monde tourne autour des huit conditions du monde.

Katame aṭṭha? Quelles huit ?

Lābho ca, alābho ca, yaso ca, ayaso ca, nindā ca, pasaṁsā ca, sukhañca, dukkhañca. Gain et perte, célébrité et disgrâce, blame et louanges, plaisir et douleur.

Ime kho, bhikkhave, aṭṭha lokadhammā lokaṁ anuparivattanti, loko ca ime aṭṭha lokadhamme anuparivattati. Ces huit conditions du monde tournent autour du monde, et le monde tourne autour de ces huit conditions du monde.

Assutavato, bhikkhave, puthujjanassa uppajjati lābhopi alābhopi yasopi ayasopi nindāpi pasaṁsāpi sukhampi dukkhampi. Une personne ordinaire et sans instruction est confronté au gain et à la perte, à la célébrité et la disgrâce, au blame et aux louanges, au plaisir et à la douleur.

Sutavatopi, bhikkhave, ariyasāvakassa uppajjati lābhopi alābhopi yasopi ayasopi nindāpi pasaṁsāpi sukhampi dukkhampi. Et de même une personne noble et instruite.

Tatra, bhikkhave, ko viseso ko adhippayāso kiṁ nānākaraṇaṁ sutavato ariyasāvakassa assutavatā puthujjanenā”ti? Quelle est, alors, la différence entre un disciple noble et instruit et une personne ordinaire et sans instruction ? »

“Bhagavaṁmūlakā no, bhante, dhammā bhagavaṁnettikā bhagavaṁpaṭisaraṇā. Sādhu vata, bhante, bhagavantaṁyeva paṭibhātu etassa bhāsitassa attho. Bhagavato sutvā bhikkhū dhāressantī”ti. « Notre enseignement est enraciné dans le Bouddha. Il est notre guide et notre refuge. Sire, que le Bouddha lui-même clarifie le sens de ceci. Les moines et les nonnes écouteront et le retiendront. »

“Tena hi, bhikkhave, suṇātha, sādhukaṁ manasi karotha, bhāsissāmī”ti. « Bien alors, moines et nonnes, écoutez et appliquez bien votre esprit, je vais parler. »

“Evaṁ, bhante”ti kho te bhikkhū bhagavato paccassosuṁ. « Oui, sire », repondirent-ils.

Bhagavā etadavoca: Le Bouddha dit ceci :

“assutavato, bhikkhave, puthujjanassa uppajjati lābho. « Moines et nonnes, une personne ordinaire et sans instruction est confronté à un gain.

So na iti paṭisañcikkhati: Il ne réfléchit pas :

‘uppanno kho me ayaṁ lābho; ‘Je suis confronté à ce gain.

so ca kho anicco dukkho vipariṇāmadhammo’ti yathābhūtaṁ nappajānāti. C’est impermanent, de la souffrance, et périssable.’ Il ne le comprend pas réellement.

Uppajjati alābho …pe… Il est confronté à une perte…

uppajjati yaso … à la célébrité…

uppajjati ayaso … à la disgrâce…

uppajjati nindā … au blame…

uppajjati pasaṁsā … aux louanges…

uppajjati sukhaṁ … au plaisir…

uppajjati dukkhaṁ. à la douleur.

So na iti paṭisañcikkhati: Il ne réfléchit pas :

‘uppannaṁ kho me idaṁ dukkhaṁ; ‘Je suis confronté à cette douleur.

tañca kho aniccaṁ dukkhaṁ vipariṇāmadhamman’ti yathābhūtaṁ nappajānāti. C’est impermanent, de la souffrance, et périssable.’ Il ne le comprend pas réellement.

Tassa lābhopi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, alābhopi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, yasopi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, ayasopi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, nindāpi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, pasaṁsāpi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, sukhampi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati, dukkhampi cittaṁ pariyādāya tiṭṭhati. Ainsi gain et perte, célébrité et disgrâce, blame et louanges, et plaisir et douleur occupent son esprit.

So uppannaṁ lābhaṁ anurujjhati, alābhe paṭivirujjhati; Il préfère le gain et s’oppose à la perte.

uppannaṁ yasaṁ anurujjhati, ayase paṭivirujjhati; Il préfère la célébrité et s’oppose à la disgrâce.

uppannaṁ pasaṁsaṁ anurujjhati, nindāya paṭivirujjhati; Il préfère les louanges et s’oppose au blame.

uppannaṁ sukhaṁ anurujjhati, dukkhe paṭivirujjhati. Il préfère le plaisir et s’oppose à la douleur.

So evaṁ anurodhavirodhasamāpanno na parimuccati jātiyā jarāya maraṇena sokehi paridevehi dukkhehi domanassehi upāyāsehi. Etant préoccupé par les préférences et les oppositions, il n’est pas libéré de la renaissance, de la vieillesse, et de la mort, du chagrin, des lamentations, de la douleur, de la tristesse, et de la détresse.

‘Na parimuccati dukkhasmā’ti vadāmi. Il n’est pas libéré de la souffrance, je dis.

Sutavato ca kho, bhikkhave, ariyasāvakassa uppajjati lābho. Un disciple noble et instruit est confronté à un gain.

So iti paṭisañcikkhati: Il réfléchit :

‘uppanno kho me ayaṁ lābho; ‘Je suis confronté à ce gain.

so ca kho anicco dukkho vipariṇāmadhammo’ti yathābhūtaṁ pajānāti. C’est impermanent, de la souffrance, et périssable.’ Il le comprend réellement.

Uppajjati alābho …pe… Il est confronté à une perte…

uppajjati yaso … à la célébrité…

uppajjati ayaso … à la disgrâce…

uppajjati nindā … au blame…

uppajjati pasaṁsā … aux louanges…

uppajjati sukhaṁ … au plaisir…

uppajjati dukkhaṁ. à la douleur.

So iti paṭisañcikkhati: Il réfléchit :

‘uppannaṁ kho me idaṁ dukkhaṁ; ‘Je suis confronté à cette douleur.

tañca kho aniccaṁ dukkhaṁ vipariṇāmadhamman’ti yathābhūtaṁ pajānāti. C’est impermanent, de la souffrance, et périssable.’ Il le comprend réellement.

Tassa lābhopi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, alābhopi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, yasopi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, ayasopi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, nindāpi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, pasaṁsāpi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, sukhampi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati, dukkhampi cittaṁ na pariyādāya tiṭṭhati. Ainsi gain et perte, célébrité et disgrâce, blame et louanges, et plaisir et douleur n’occupent pas son esprit.

So uppannaṁ lābhaṁ nānurujjhati, alābhe nappaṭivirujjhati; Il ne préfère pas le gain et ne s’oppose pas à la perte.

uppannaṁ yasaṁ nānurujjhati, ayase nappaṭivirujjhati; Il ne préfère pas la célébrité et ne s’oppose pas à la disgrâce.

uppannaṁ pasaṁsaṁ nānurujjhati, nindāya nappaṭivirujjhati; Il ne préfère pas les louanges et ne s’oppose pas au blame.

uppannaṁ sukhaṁ nānurujjhati, dukkhe nappaṭivirujjhati. Il ne préfère pas le plaisir et ne s’oppose pas à la douleur.

So evaṁ anurodhavirodhavippahīno parimuccati jātiyā jarāya maraṇena sokehi paridevehi dukkhehi domanassehi upāyāsehi. Ayant abandonné les préférences et les oppositions, il est libéré de la renaissance, de la vieillesse, et de la mort, du chagrin, des lamentations, de la douleur, de la tristesse, et de la détresse.

‘Parimuccati dukkhasmā’ti vadāmi. Il est libéré de la souffrance, je dis.

Ayaṁ kho, bhikkhave, viseso ayaṁ adhippayāso idaṁ nānākaraṇaṁ sutavato ariyasāvakassa assutavatā puthujjanenāti. Ceci est la différence entre un disciple noble et instruit et une personne ordinaire et sans instruction.

Lābho alābho ca yasāyaso ca, Gain et perte, célébrité et disgrâce,

Nindā pasaṁsā ca sukhaṁ dukhañca; blame et louanges, et plaisir et douleur.

Ete aniccā manujesu dhammā, Ces caractéristiques parmi les hommes sont impermanentes,

Asassatā vipariṇāmadhammā. éphémères, et périssables.

Ete ca ñatvā satimā sumedho, Une personne intelligente et attentive connait ces choses,

Avekkhati vipariṇāmadhamme; voyant qu’elles sont périssables.

Iṭṭhassa dhammā na mathenti cittaṁ, Les objets désirables ne dérangent pas leur esprit,

Aniṭṭhato no paṭighātameti. ils ne sont pas non plus repoussés par l’indésirable.

Tassānurodhā atha vā virodhā, A la fois préférer et s’opposer

Vidhūpitā atthaṅgatā na santi; sont éliminés et ont disparu, ils ne sont plus.

Padañca ñatvā virajaṁ asokaṁ, Connaissant l’état sans tache, sans désolation,

Sammappajānāti bhavassa pāragū”ti. ceux qui sont allés au-delà de la renaissance comprennent correctement. »

Chaṭṭhaṁ.
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